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Que nous dit le dictionnaire au sujet de la gouvernance ?

  • Action de gouverner.
  • Manière de gérer, d'administrer.

Cette définition s’applique aussi bien à la gouvernance des peuples, des entreprises et des données informatiques.

En effet, avec l’avènement du Big Data les entreprises sont conscientes des potentialités importantes de valorisation des données internes et/ou externes. Toutefois, les diversités des données, la croissance permanente de la volumétrie, la multiplicité des usages imposent aux entreprises la mise en place d’un système de gestion rigoureux de leur patrimoine informationnel.

Ce besoin de rigueur est amplifié par les contraintes réglementaires de plus en plus nombreuses, et en particulier par le nouveau Règlement Général sur la Protection des Données qui donne déjà bien des cauchemars aux entreprises en Europe et au-delà. Car grandes, petites et moyennes entreprises se doivent de bien connaître leurs données informatiques afin de pouvoir appliquer les règles du RGPD.

Qu’est-ce que la Gouvernance des Données, exactement ?

La gouvernance des données est un système organisationnel visant à tirer profit du capital « données ». De manière pratique, la gouvernance des données s’appuie sur cinq piliers :

  • les règles : la définition et l’évolution des règles d’administration
  • l’organisation : définition des rôles et responsabilités des différents acteurs
  • les finances : gestion des coûts, valeur et gestion du patrimoine
  • le contrôle : la mise en place de mécanismes permettant de s’assurer que les règles définies sont appliquées
  • les risques : évaluer et gérer les risques liés aux données : vol, perte…

Il s’agit d’une stratégie que toute organisation se doit de mettre en place à partir du moment où elle possède des données, si elle désire tirer parti de ce potentiel pour faire fructifier ses affaires / développer sa clientèle. Plus qu’une technologie – même si un ou plusieurs outils sont nécessaires pour appliquer la stratégie choisie – on parle avant tout de mécanisme de pensée qui prend en compte tous les aspects (pratique, technique, éthique, légal).

Tout en ne perdant jamais de vue le but premier : transformer l’information en valeur.

Ce besoin n’est pas nouveau mais l’avènement du Big Data en a précipité l’utilisation accrue. En réalité, si par le passé une entreprise pouvait se contenter de détenir les informations nécessaires sur sa clientèle pour la servir, à l’heure actuelle au plus on possédera de données sur le client, au mieux on pourra anticiper ses désirs (offres personnalisées, mises à niveau de service…).

Les règles de la gouvernance de données

Nous allons aborder ici le premier pilier en 3 points. Ces points sont identiques pour toute forme de gouvernance (des peuples, des entreprises, des associations…) et interviennent sur un niveau stratégique, tactique et opérationnel. Au niveau de l’information, cela implique de :

  1. Définir les règles : ce point reflète la vision de l’organisation pour la gestion de ses données et part de la compréhension de l’existant (grâce aux techniques de rétro-ingénierie), tout en incluant les règles extérieures qui ont un impact sur l’organisation (ISO, RGPD…). C’est à ce niveau également que doivent être établies les responsabilités (rôle du CDO, du CIL…) et que les niveaux de protection des données doivent être définies (afin d’éviter toute perte, toute violation). La qualité des données est aussi une constante à ne jamais prendre à la légère (quid de la validation ?).
  2. Respecter les règles : il faut par exemple définir les droits d’accès aux données, et bien sûr s’assurer que les règles mises en place au premier point soient correctement appliquées. Les intervenants au sein de l’organisation doivent pouvoir utiliser les données selon leurs besoins tout en continuant à faire évoluer les systèmes d’information pour toujours plus de rendement.
  3. Faire évoluer les règles : l’agilité est de mise, non seulement pour garantir le bon fonctionnement de tous les départements concernés par l’utilisation des données (pas question de ralentir l’accès, de diminuer l’efficacité…), mais surtout pour faire face aux évolutions constantes qui requièrent une flexibilité des méthodes mises en place pour maintenir les performances.

L’illustration ci-dessous démontre avec humour que les règles de la gouvernance des données ne peuvent se limiter à une prise de décision unilatérale et non réfléchie.

data cartoon 21 « La plupart de nos pratiques en gouvernance des données sont plus spécifiques que "parce que je l'ai dit" »

Nous aborderons dans un prochain article le second pilier de la gouvernance de données : l'organisation.

Partir des contenants pour mieux gérer les contenus

L’expertise de Rever porte sur tout l’écosystème de la donnée, à savoir le contenu (la donnée elle-même), le conteneur (le stockage) et ses utilisations. Les solutions logicielles de Rever s’occupent simultanément de ces trois dimensions intimement liées. En effet, notre approche unique sur le marché part du principe du « bottom up » : le point de départ est la donnée telle qu’elle est dans sa « réalité » technique, pour remonter vers ses utilisations et ses connexions. Ce qui nous permet de retrouver les liens entre les données, entre autres.

data cartoon 21

Tout le cycle de vie des données doit être analysé, pensé, régi du point de vue « business ». Les métadonnées entrent elles aussi en compte afin de garantir la récupération des informations au moment opportun, nous parlons alors de connaissance des données ou encore de dictionnaire sémantique.

Au final, une fois toutes les craintes, méfiances et rivalités mises à plat, la stratégie de gouvernance de l’information est tout bénéfice pour l’entreprise qui peut étendre l’application de sa stratégie à tous les niveaux organisationnels afin de mieux gérer ses acquis, équipes, infrastructures, etc. - avec toujours l’idée de durabilité à l’esprit. Car quelle que soit la taille de l’entreprise, une bonne stratégie restera applicable. Tout comme un gouvernement doit pouvoir gérer ses représentants, citoyens, infrastructures en appliquant ce même principe fondamental de gouvernance.

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Auteur: 

Dominique Orban de Xivry, Muriel Adamski