French

L’innovation numérique commence par les systèmes d’information

Si l’informatique professionnelle telle que pratiquée par les organisations (grandes entreprises, PME, Services Publics…) a pu bénéficier à ses débuts d’un certain nombre de démarches empiriques basées sur l’utilisation de technologies émergentes, force est de constater aujourd’hui que cette période est révolue.

En effet, face à l’omniprésence des applications informatiques dans toutes les activités de l’organisation, face à l’imbroglio des systèmes existants et au peu de documentation (voire de connaissance partagée) disponible, les services informatiques des organisations sont demandeurs :

  • de méthodologies rigoureuses pour la réalisation de leurs projets
  • d’intégration, autant que possible, avec les systèmes existants
  • de réduction, autant que possible, des coûts de réalisation et de gestion, et plus particulièrement ceux de maintenance
  • de minimiser les risques des interventions techniques (maintenance, évolution…) sur la continuité des activités de l’organisation
  • de récupérer et de valoriser les stocks de données accumulés au cours du temps

En d’autres mots, il est impératif que l’informatique professionnelle quitte le stade de l’artisanat pour devenir industrielle, ce qui implique de la part des intervenants techniques d’évoluer à partir des approches technologiques qu’ils pratiquent usuellement vers des méthodes d’ingénierie telles qu’elles sont pratiquées, par exemple, par les ingénieurs chimistes ou ceux de la métallurgie.

A ce titre, il est frappant de constater que face à un problème un tant soit peu complexe, les ingénieurs des industries « traditionnelles » ont l’habitude de « modéliser » le problème (càd de dessiner un plan) et de construire les solutions à partir de ce modèle. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette pratique courante dans l’industrie n’existait quasiment pas dans le monde informatique jusqu’à il y a quelques années, et elle émerge aujourd’hui sans être encore cependant généralisée.

La pratique de travailler à partir des modèles est nommée « Ingénierie Dirigée par les Modèles » (IDM, ou MDE en anglais pour Model Driven Engineering) et c’est en se focalisant exclusivement sur les problématiques des données et de leur utilisation par les programmes qu’est née « l’Ingénierie des Données Dirigée par les Modèles » (IDDM).

La méthode et ses fonctionnalités innovantes

Afin de mieux comprendre l’intérêt de la démarche d’IDDM, il est possible de la rapprocher des procédés de production industrielle par utilisation d’une imprimante 3D, comme l’illustre le schéma ci-dessous.

industrie-impression-3D
© Rever 2016

On y retrouve :

  • les modèles qui, à l’origine, permettent de spécifier les éléments techniques à produire
  • l’imprimante (le générateur de programmes) qui va produire la pièce à partir des spécifications définies dans le modèle
  • la pièce (les données) qui est le résultat produit par l’imprimante (par le programme)
  • les mécanismes de contrôle des résultats produits qui permettent de garantir que le résultat est conforme aux spécifications

Outre les avantages indiqués ci-dessus, l’utilisation de modèles permet de développer de nombreuses fonctionnalités quasi impossibles à réaliser avec d’autres approches. Sans vouloir être exhaustif, nous citerons en particulier :

  • une vision unifiée de plusieurs bases de données de différentes technologies : cette vision unifiée permet d’accéder aux données comme s’il n’existait qu’une seule base de données
  • la capacité d’accéder aux données selon une logique fonctionnelle et non une logique technique
  • la comparaison de bases de données n’ayant pas les mêmes structures

La compréhension des systèmes existants

L’élément de départ de toute la démarche d’IDDM est bien le modèle à partir duquel il est possible d’atteindre les objectifs des projets (de migration, etc...). Par ailleurs, dans la plupart des situations, ces modèles qui décrivent l’application sont soit inexistants, soit périmés.

Pour résoudre cette situation paradoxale, il faut permettre de reconstruire ces modèles au travers d'un processus de « rétro-ingénierie ». Ce processus permet de moduler le degré de précision du modèle reconstruit en fonction des objectifs du projet.

La démarche d’IDDM et les fonctionnalités innovantes qui en découlent ont permis à Rever de développer des solutions les plus génériques possibles afin qu’elles puissent fonctionner dans des environnements technologiques très divers.

Pour en savoir plus sur la technologie Rever

Mots clés: 

Auteur(s): 

Dominique Orban de Xivry